Le sens du bien commun

Dans un monde et des sociétés marqués par la multiplicité des propositions de sens, que reste-t-il du bien commun ? Le grand mérite de Roger Nifle, qui réfléchit et travaille concrètement à ces questions depuis des décennies (comme chercheur, consultant d’entreprises et de collectivités locales notamment), n’est pas ici principalement de nous livrer une nouvelle pensée sur l’Homme et la Société.

Son intérêt réside d’abord dans une approche qui jette une lumière crue sur les impasses de l’individualisme (devenir plus humain passe par l’autre, par l’épreuve de l’altérité ET par la construction d’une identité sereine nécessairement enracinée dans une ou plusieurs communautés) et de l’universalisme républicain (qui ne cache le plus souvent que l’ethnocentrisme déniant à l’autre la capacité à inventer un chemin singulier vers l’universel). L’autre grand mérite de cet essai est d’offrir une démarche concrète pour devenir des sujets de l’histoire en train de se faire avec l’Humanisme Méthodologique.